Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Le bar ouvert d’Hydro-Québec

31 juillet 2017 – Source : Journal de Montréal

Des employés d’Hydro-Québec ont triplé leur salaire de base l’an dernier grâce aux heures supplémentaires, appre­nait-on à la une du Journal jeudi dernier.

Une dizaine de répartiteurs – dont le salaire de base est d’environ 130 000 $, rien de moins – ont encaissé au moins 1,7 million $ en heures supplémentaires et en primes diverses. L’un d’eux a accumulé 358 756 $ de salaire total, dont 229 069 $ en heures supplémentaires et en primes.

Dans mes cours « d’éducation au choix de carrière », au secondaire, j’aurais grandement apprécié que le prof me parle des salaires de chez Hydro plutôt que de me faire passer des tests psychologiques…

Et n’oublions pas les fonds de retraite en or de plusieurs employés d’Hydro, qui valent plus d’un million de dollars dans bien des cas.

Selon la société d’État, un manque de répartiteurs causé par des départs à la retraite a pris l’entreprise de court.

Mais ça ne se limite pas aux répartiteurs. Des monteurs de ligne ont pu tirer jusqu’à 134 000 $ en heures supplémentaires l’an dernier.

Bon… des excès et de la mauvaise gestion, ça existe aussi dans les entreprises privées.

L’argent des autres

Mais que la situation chez Hydro soit le résultat d’abus de la part d’employés ou d’une mauvaise gestion par Hydro, dans les deux cas la source du problème est la même : on dépense l’argent des autres sans faire attention.

Et un monopole public comme Hydro-Québec fait exactement ça : dépenser l’argent des autres.

L’argent du contribuable qui, lui, ne peut pas y faire grand-chose, à part serrer les poings en lisant Le Journal.

Peut-être devrait-on faire comme l’Ontario l’a fait avec Hydro One, et privatiser en partie Hydro-Québec pour réduire les abus et le laxisme ?

Vendre une partie d’Hydro-Québec, en plus de faire rentrer quelques milliards dans les coffres du gouvernement, permettrait d’inclure des représentants des nouveaux actionnaires au conseil d’administration, qui auraient intérêt à ce qu’Hydro gère ses dépenses de façon beaucoup plus serrée.

Ceux-ci s’assureraient aussi, du moins faudrait-il l’espérer, que le gouvernement ne puisse se servir d’Hydro pour éponger ses déficits.

Rappelons que ce printemps, on a appris qu’au cours des huit dernières années Hydro-Québec a perçu 1,4 milliard $ en trop des consommateurs. Les trois quarts de ce montant ont été versés au gouvernement, qui s’en est servi pour combler le déficit budgétaire.

Électrochoc

Vendre une partie du monopole, disons 25 %, par exemple, procurerait une rentrée d’argent qui – osons rêver – pourrait servir à réduire les impôts et les taxes des Québécois.

Avec la dernière vente d’actions d’Hydro One, le gouvernement ontarien ne détient plus que 49,9 % d’Hydro One. L’Ontario demeure toutefois l’actionnaire majoritaire, car la loi lui interdit de posséder moins de 40 % des actions.

Sans nécessairement aller jusque-là, peut-être qu’une dose de privatisation donnerait un électrochoc nécessaire à notre société d’État ? Combien de gaspillages et de « détournements de l’argent des autres » allons-nous endurer avant d’envisager cette option nous aussi ?

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal de Montréal

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