Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Une révolution pour les consommateurs

lactualite25 avril 2016 – Source : L’Actualité

Utiliser la batterie de votre auto électrique pour alimenter la maison pendant les heures de pointe? C’est une des mesures envisagées par Hydro pour réduire la consommation d’hydroélectricité des Québécois.

«Décarbonisation», «efficacité» et «autosuffisance» sont les maîtres mots de la nouvelle politique énergétique du Québec, annoncée en avril par Pierre Arcand, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Cette politique très ambitieuse orientera le programme énergétique jusqu’en 2030. L’objectif: réduire radicalement — de 40 % — la consommation de carburants fossiles dans les transports, les maisons, les usines et les immeubles commerciaux et publics en leur substituant des énergies renouvelables. D’abord, l’hydroélectricité, mais aussi l’éolien, le solaire, la biomasse, les biocarburants. Et même le gaz naturel, qui produit beaucoup moins de GES que les autres hydrocarbures.

Le Québec est déjà le géant mondial des énergies renouvelables — elles comptent pour 47 % de sa consommation énergétique. Cela le place très loin devant toutes les économies développées, sauf la Norvège et la Suède. L’État vise à augmenter cette part à 61 %. Objectif final: réduire la consommation d’hydrocarbures de 85 % d’ici le milieu du siècle.

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«L’État veut aussi modifier les habitudes de consommation des Québécois, qui sont très énergivores, plus même que les Américains», dit Pierre Arcand, en entrevue à L’actualité. La cible est d’augmenter l’efficacité énergétique globale de 15 % d’ici 2030, soit de 1 % par an. On espère ainsi «libérer» davantage d’électricité afin de «décarboniser» l’économie. Pour y parvenir, le gouvernement rassemblera tous les programmes existants sous un seul organisme, qui aura également pour mission de coordonner les efforts de tous les producteurs, distributeurs et consommateurs d’énergie.

Hydro-Québec déploiera un train de mesures, grâce notamment aux nouveaux «compteurs intelligents». Chez ses clients, elle encouragera la production des «énergies décentralisées» — géothermie, solaire, éolien, biomasse — et rachètera leurs surplus. La société d’État instituera également un programme de commande des chauffe-eau à distance, qui lui permettra d’en abaisser la température de 60 °C à 50 °C pendant les heures de pointe hivernale. Elle envisage même pour les propriétaires d’une voiture électrique d’en utiliser la batterie pour alimenter leur maison pendant les heures de pointe! «Il y a énormément de gains à faire par la gestion active de la demande», explique Pierre-Olivier Pineau, de HEC Montréal.

Cette vaste opération de substitution coûtera des milliards, mais l’État compte se repayer en augmentant l’autosuffisance énergétique. Bon an, mal an, le Québec importe pour environ 15 milliards de dollars d’hydrocarbures. Chaque gain en matière de décarbonisation et d’efficacité réduira d’autant les importations et améliorera la balance commerciale. Dans les 23 collectivités isolées du Nord québécois et de la Basse-Côte-Nord, qui dépendent du mazout lourd et du diésel, Hydro-Québec introduira le gaz naturel liquide, les biocarburants, l’éolien et les minicentrales comme énergies de remplacement. Pour l’ensemble du Québec, la politique prévoit 100 000 voitures électriques en 2020, 300 000 en 2026 et un million — le cinquième du parc automobile québécois — en 2030, ainsi que la création d’un réseau-pilote de «stations multicarburants» (pétrole, biocarburant, hydrogène, gaz naturel, propane et électricité).

Cette politique énergétique sera coordonnée avec la politique environnementale, la politique de transport et la politique industrielle. Déjà, Investissement Québec joue la carte «énergie verte» pour attirer les centres d’hébergement de données, qui consomment les mégawattheures pour s’alimenter et se refroidir. La société française OVH en est à sa troisième installation du genre, à Beauharnois; Amazon et Microsoft viennent d’annoncer qu’elles installeraient leurs serveurs à Montréal et à Québec. «L’énergie québécoise ne sera pas seulement une énergie propre et renouvelable, dit Philippe Couillard, mais un facteur de distinction pour les entreprises.»

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de l’Actualité

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