Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Un ancien de Bombardier à la tête d’Hydro-Québec

ici-radio-canada3 juin 2015 – Source : Ici Radio-Canada

Éric Martel devient le nouveau président-directeur général d’Hydro-Québec, a annoncé mercredi le ministre des Ressources naturelles du Québec, Pierre Arcand. Il succède à Thierry Vandal, qui a quitté son poste le 30 janvier dernier.

L’homme de 47 ans a notamment été président de la division Avions d’affaires chez Bombardier, entreprise au sein de laquelle il a travaillé pendant près de 13 ans. Il a également occupé des postes au sein de Pratt & Whitney et Rolls Royce, Procter and Gamble et Kraft Foods.

M. Martel a quitté Bombardier le 18 mai dernier, moins de deux ans après sa nomination à la tête de la division Avions d’affaires, au moment où l’avionneur traverse une période difficile, marquée notamment par des milliers de mises à pied.

Éric Martel entrera en fonction à Hydro-Québec le 6 juillet prochain. En attendant, il a déjà annoncé vouloir mettre de l’avant quatre grands objectifs :

– une plus grande transparence;
– un souci accru du service à la clientèle;
– une croissance soutenue des activités;
– une amélioration de la productivité.

Il a également soutenu vouloir limiter les hausses de tarifs d’électricité « autour de l’inflation », tout en misant sur l’exportation. « Aussi, une expansion internationale sera considérée, et cela, grâce à notre savoir qui est reconnu internationalement », a-t-il ajouté.
« Je me réjouis à l’idée de servir la société québécoise et aussi d’accomplir une mission qui sera aussi exigeante qu’importante. »
— Éric Martel

De son côté, le ministre Arcand a réitéré en matinée espérer un « meilleur service à la clientèle » et « une meilleure transparence » à Hydro-Québec. « J’ai déjà dit la semaine dernière que nous nous attendions à une nouvelle culture [à] Hydro-Québec ».

La société d’État a notamment été critiquée par la vérificatrice générale du Québec la semaine dernière pour avoir vendu un équipement d’une valeur de 79 millions de dollars à des ferrailleurs pour la somme de 75 000 $.

Bonus : les règles changent

La question des primes versées à ses dirigeants soulève aussi des questions depuis la démission de Thierry Vandal, qui a encaissé une indemnité de départ de 560 000 $ et empochera une rente de retraite de 450 000 $ par année, indexée à vie.

Le salaire de M. Martel sera de 483 000 $, le même que celui de M. Vandal, a précisé le ministre Arcand. Quant aux primes annuelles, elles seront dorénavant attribuées en tenant compte également de critères « qualitatifs » tels que le service à la clientèle, et non plus seulement selon les performances économiques de la société d’État.

Et si M. Martel démissionne, il n’aura pas d’indemnité de départ comme celle qui a été versée à M. Vandal. Dans le cas d’un congédiement, il aura toutefois droit à son salaire durant un an.

Plus tôt cette semaine, Le Journal de Montréal a révélé que 1768 cadres se partagent cette année des primes de 22 millions de dollars.

« Les Québécois sont en colère. Ils ne comprennent pas comment il est possible que le gouvernement distribue pour 22 millions de dollars en bonis au rendement aux dirigeants d’Hydro-Québec parce que l’hiver a été plus froid que prévu. Depuis quand les dirigeants d’Hydro-Québec contrôlent la météo? » a demandé mercredi le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.
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Un plan à venir

L’arrivée de M. Martel survient alors que le gouvernement est en pleine préparation de sa nouvelle politique énergique québécoise.

Outre l’électrification des transports et le dossier de l’énergie éolienne, l’efficacité énergétique devrait être étudiée par Québec, avance le titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie au HEC Montréal, Olivier Pineau.

« Il y a ce gros dossier de nous rendre, nous les Québécois, beaucoup plus efficace pour pouvoir jouer un rôle régional et envoyer notre électricité chez nos voisins pour faire plus d’argent », explique-t-il.

Par ailleurs, il note que d’avoir recruté un PDG issu d’un autre milieu que celui de l’énergie pourrait s’avérer efficace dans cette volonté du gouvernement d’inculquer « un souffle nouveau » à Hydro-Québec.

Le professeur invité de l’Université d’Ottawa, Jean-Thomas Bernard, a pour sa part qualifié de « général » le mandat livré par le gouvernement à Éric Martel.
« Tous les thèmes qui ont été abordés aujourd’hui, je les ai entendus à quelques reprises au cours des 20-25 dernières années, il n’y a pas vraiment de nouveau. »
— Jean-Thomas Bernard

Il donne en exemple l’expansion à l’international dont il a été fait mention. « Hydro-Québec déjà a eu une division à l’international, il y a eu quelques succès, mais en général ça a été assez difficile », illustre-t-il.
Sophie Brochu sollicitée

La présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a été sollicitée pour ce poste, mais a choisi de décliner l’offre. Depuis un mois, Hydro-Québec est sous la direction par intérim de Lise Croteau, première femme à diriger l’institution. Elle est entrée en fonction le 1er mai, date à laquelle Thierry Vandal a quitté ses fonctions.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site d’Ici Radio-Canada

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