Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Hausse des tarifs d’électricité : payez maintenant, payez plus tard!

9 mars 2015 – Source : Journal l’Avantage

La hausse de tarifs de 2,9 % que vient d’autoriser la Régie de l’énergie à partir du 1er avril prochain permettra à Hydro-Québec d’augmenter ses revenus de 301 millions $ en 2015. Cette hausse implique toutefois une facture additionnelle de 222 millions $ que devront défrayer avec intérêts les consommateurs au cours des années 2016 à 2020.

La Régie de l’énergie a en effet reconnu pour Hydro-Québec l’équivalent d’une augmentation des tarifs de 5 %, mais accepté par ailleurs que le distributeur répartisse sur cinq ans les effets de cette augmentation, en appliquant sur la consommation future la portion de l’augmentation qu’elle n’imposera pas cette année, y ajoutant en outre des intérêts.

« Sans l’étalement tarifaire jusqu’en 2020, la hausse des tarifs appliquée par Hydro au 1er avril aurait été de 5,0 % » explique Marc-Olivier Moisan-Plante, analyste en énergie à Union des consommateurs. « Il faut bien comprendre que les montants différés que devra payer la clientèle avec intérêts à partir de 2016 n’empêcheront pas Hydro de demander de nouvelles hausses tarifaires pour 2016 et pour les années suivantes, auxquelles s’ajouteront donc ces montants différés.»

En vertu de cette augmentation, Hydro-Québec ira donc chercher en moyenne 44 $ de plus chez ses clients chauffant à l’électricité en 2015, et les montants différés s’ajouteront aux hausses tarifaires de 2016 à 2020. Sans l’étalement tarifaire, la hausse moyenne pour un client chauffé à l’électricité aurait plutôt atteint 77 $ en 2015.

Union des consommateurs dénonce cette augmentation tarifaire excessive, car elle résulte des achats d’électricité éolienne et des minicentrales, coûteux et inutiles, qui ont été imposés par le gouvernement, ainsi que des prix élevés facturés par Hydro-Québec Production au distributeur pour l’électricité qu’elle a fournie en période de pointe lors des vagues de froid de l’hiver 2014.

« Hydro-Québec Production a réalisé des profits énormes sur ses ventes au Québec lors des grands froids de l’an dernier; la clientèle devra maintenant payer la facture à Hydro-Québec Distribution, avec intérêts, jusqu’en 2020 », s’insurge M. Moisan-Plante. L’analyste déplore également que les ventes entre Hydro-Québec Production et Hydro-Québec Distribution échappent au contrôle réglementaire de la Régie. « Le gouvernement devrait redonner à la Régie de l’énergie le pouvoir de fixer un prix de transfert juste et équitable entre les divisions d’Hydro-Québec», indique-t-il.

Hydro-Québec dégage déjà, sur les ventes à sa clientèle du Québec, des profits très importants, et son actionnaire unique, le gouvernement du Québec, en tire des dividendes colossaux. Union des consommateurs continue de croire que c’est par une fiscalité équitable, et non en taxant à l’excès un service aussi essentiel que l’électricité, que le gouvernement devrait chercher à équilibrer ses finances.

« La classe moyenne et les moins bien nantis seront les plus affectés », selon M. Moisan-Plante. « Ces gens habitent des logements mal isolés et passent plus de temps à la maison, en particulier les aînés ou les familles avec de jeunes enfants. Quand on chauffe toute la journée, la facture d’Hydro s’en ressent. Et les augmentations frappent d’autant plus durement ».

Cette hausse des tarifs s’ajoute à celles de 2,4 % puis de 4,3 % accordées en 2013 et 2014. Union des consommateurs avait fait valoir lors des audiences tenues en décembre dernier qu’un nombre sans précédent de ménages québécois peine désormais à acquitter la facture d’électricité. En effet, plus de 70 000 ménages ont été débranchés par Hydro-Québec en 2014, une augmentation de plus de 75 % par rapport à l’année précédente.

« En cette période d’austérité où les familles, même les plus pauvres, sont mises à contribution pour atteindre l’objectif d’équilibre budgétaire du gouvernement, cette hausse des tarifs est de trop », de conclure M. Moisan-Plante.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Hausse des tarifs d’électricité : la FCEI à la fois soulagée et inquiète

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) s’est dite à la fois soulagée et inquiète à la suite de la décision rendue aujourd’hui par la Régie de l’énergie décrétant une hausse de 2,9 % des tarifs d’électricité. En effet, la FCEI est satisfaite de la rigueur de la Régie à l’égard de l’analyse des coûts de distribution d’Hydro-Québec, mais déplore l’impact de certaines décisions gouvernementales sur le coût de l’électricité pour ses membres.

« C’est une hausse moindre que le 3,9 % réclamé par Hydro-Québec et nous en sommes satisfaits. Toutefois, il faut rappeler qu’en raison de ce qu’on appelle l’interfinancement, les petites et moyennes entreprises paient entre 15 % et 33 % plus cher pour leur électricité, en fonction du coût de livraison, que les autres groupes tarifaires. Ainsi, quand survient une hausse des tarifs, leur facture gonfle davantage », explique Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

Par ailleurs, avec l’annonce d’aujourd’hui, en trois ans, les PME auront absorbé une hausse de tarif de près de 10 %. Cela sans compter qu’une étude de la FCEI en 2014 montrait que près du trois quarts des PME disaient avoir enregistré une augmentation de leurs coûts d’électricité au cours des trois années précédentes et que, de celles-ci, une proportion de 16 % ont subi une forte hausse — soit de 20 % et plus — et 56 % ont enregistré des hausses modérées allant de 5 % à 19 %.[1] « Il faut rappeler que l’augmentation des coûts énergétiques pousse à la hausse le prix des produits et services que nous achetons, en plus de réduire la compétitivité de nos entreprises. Pour diminuer la pression sur les coûts d’électricité des PME, outre la correction de l’interfinancement, nous aurions donc collectivement avant! age à engranger des gains d’efficience plus importants à Hydro-Québec », indique Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI.

Éolien et utilisation des surplus d’Hydro-Québec : des inquiétudes quant au futur

La FCEI a par ailleurs profité de l’occasion pour rappeler certaines des préoccupations qu’elle avait présentées dans le cadre de l’étude du projet de loi 28, Loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours du budget du 4 juin 2014, concernant les intentions du gouvernement en matière d’énergie éolienne et de traitement des surplus d’Hydro-Québec qui pourraient affecter les tarifs d’électricité.

« Sur les 2,9 % d’augmentation décrétés aujourd’hui, 2,1 points de pourcentage, soit près du trois quarts, sont liés à l’éolien. Même si nous appuyons le développement de l’économie dans les régions du Québec, il faut trouver des moyens de le rendre encore plus profitable à l’ensemble des Québécois. Cela est d’autant plus important que nous savons que plusieurs parcs éoliens entreront en exploitation cette année. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons demandé au gouvernement d’amender le projet de loi 28, afin de permettre à Hydro-Québec Distribution de vendre son électricité éolienne à l’extérieur notamment sur des marchés où le prix des énergies renouvelables est plus élevé, comme dans certains États américains », affirme Mme Hébert.

Enfin, la FCEI a également demandé au gouvernement d’abroger les articles du projet de loi 28 qui apportent des modifications quant à l’utilisation des surplus d’Hydro-Québec. Plus précisément, la FCEI souhaiterait que les excédants puissent être pris en considération dans le tarif de l’année suivante. « Selon nos experts, si le gouvernement ne corrige pas le tir, cela aura pour effet direct d’augmenter les tarifs d’électricité des PME dès l’an prochain. Rappelons qu’en 2013, l’excédant, au-delà de l’augmentation des tarifs d’électricité, a été de 270 millions de dollars, ce n’est pas négligeable », conclut Martine Hébert.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Coalition Avenir Québec – Hausse des tarifs d’électricité – « Une autre promesse brisée de Philippe Couillard » – Gérard Deltell

Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec pour les ressources naturelles et député de Chauveau, Gérard Deltell, constate que le premier ministre Philippe Couillard a renié à nouveau sa promesse, faite le 10 février 2014, de limiter la hausse des tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation, alors qu’on apprend lundi qu’ils vont tout de même augmenter de 2,9%, dès le 1er avril 2015.

Le porte-parole caquiste rappelle que le taux d’inflation avoisine 1,5% cette année, soit près de deux fois moins que la hausse de 2,9% annoncée par la Régie de l’énergie. «Les citoyens québécois sont donc encore pénalisés, car les tarifs augmentent plus rapidement que le coût de la vie, pour une deuxième année consécutive. C’est donc au pouvoir d’achat des Québécois que s’attaquent les libéraux, à nouveau, en plus de renier une promesse faite par le premier ministre en personne, il y a tout juste un an », se désole-t-il, en rappelant que les taxes municipales, les taxes scolaires et les tarifs de garderie ont aussi augmenté depuis l’arrivée au pouvoir du parti libéral.

Gérard Deltell souligne que ces augmentations des tarifs d’Hydro-Québec sont reliées, de l’aveu même de notre société d’État, aux décisions gouvernementales qui la forcent à acheter de l’énergie éolienne, énergie qui coûte trois fois plus cher que l’hydroélectricité. « Hydro-Québec est otage des décisions du gouvernement libéral. Et les citoyens ne font que commencer à payer davantage, car le parti libéral force Hydro-Québec à produire à perte, alors que nous sommes en situation de surplus. Il est donc à prévoir qu’Hydro-Québec sera encore forcée, pour les prochaines années, à acheter de l’électricité dont elle n’a pas besoin, à un coût plus élevé que l’énergie hydroélectrique », conclut-il.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Tarifs d’électricité – La CORPIQ obtient une réduction de 86 % des frais de remise sous tension

Les propriétaires immobiliers qui refusent d’assumer la responsabilité du compte d’électricité d’un locataire qui déguerpit ou se désabonne avant la fin de son bail n’auront plus à assumer les 361 $ de frais de remise sous tension. Il leur en coûtera désormais 50 $, soit 86 % moins cher. Cette modification a été entérinée par la Régie de l’énergie, qui a rendu publique aujourd’hui sa décision relativement aux tarifs d’électricité d’Hydro-Québec pour l’année 2015-2016.

Avec le déploiement des compteurs de nouvelle génération, qui permettent d’effectuer des interruptions et des remises sous tension à distance, les frais facturés par la société d’État n’étaient plus justifiés, estime la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). Elle avait donc demandé l’automne dernier à la Régie de l’énergie d’ordonner un ajustement à la baisse. Mentionnons que ceux-ci pourraient de nouveau être revus, lorsque l’analyse des coûts d’exploitation de cette nouvelle technologie sera terminée.

« Quand un locataire déguerpit ou se désabonne du service d’électricité avant la fin de son bail, Hydro-Québec refile la responsabilité du compte au propriétaire. Le seul moyen de refus dont celui-ci dispose est d’opter pour la mise hors tension. Cependant, jusqu’à maintenant, le propriétaire hésitait en raison du frais de rebranchement élevé de 361 $ plus taxes », fait valoir Hans Brouillette, directeur Affaires publiques à la CORPIQ.

« À partir du 1er avril, il en coûtera plutôt 50 $ plus taxes; les bailleurs disposeront donc d’un réel choix lorsque viendra le temps de décider s’ils reprennent ou non la responsabilité d’un compte d’électricité », poursuit M. Brouillette.

Autre bonne nouvelle, Hydro-Québec compte appliquer le nouveau frais de remise sous tension à tous les propriétaires, y compris ceux d’une résidence unifamiliale et ceux n’ayant pas encore le compteur de nouvelle génération. Seuls ceux qui ont refusé le compteur communicant resteront assujettis au frais de 361 $.

La CORPIQ a aussi réalisé un autre gain. Ses représentations ont permis d’assurer le maintien de la version papier du formulaire Emménagement et déménagement. Il constitue le seul moyen par lequel un propriétaire peut s’assurer que le nouveau locataire produit une demande de souscription au service d’électricité au moment de la signature du bail.

Une hausse de tarif préoccupante

La Régie de l’énergie a également autorisé une hausse de 2,9 % des tarifs d’électricité, acquiesçant ainsi partiellement à la demande d’Hydro-Québec (3,9 %). Pour un logement moyen, le locataire devra débourser environ 30$ de plus par année.

La progression des tarifs d’électricité supérieure au coût de la vie préoccupe la CORPIQ. « Comment se fait-il que le gouvernement autorise à Hydro-Québec des hausses de tarifs successives qui dépassent l’inflation, alors que pour les propriétaires de logements, les hausses de loyer accordées sont maintenues à des taux systématiquement en bas du coût de la vie?, questionne le porte-parole de la CORPIQ. Il y a deux poids, deux mesures. C’est incohérent. »

Mentionnons en terminant que le parc locatif vieillissant présente d’importants défis d’efficacité énergétique. En l’absence de mesures gouvernementales permettant un retour sur l’investissement acceptable pour les propriétaires, la rénovation des logements reste anémique et les locataires paient toujours plus cher pour se chauffer.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal l’Avantage

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s