Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Une nouvelle maladie, l’hypersensibilité environnementale

24 février 2015 – Source : La Facture/Radio-Canada

De plus en plus de personnes souffrent d’hypersensibilité environnementale, qui se manifeste en une multitude de réactions aux produits chimiques, aux parfums, aux cigarettes, à des niveaux d’exposition habituellement tolérés par la plupart des gens. Selon Santé Canada, cette maladie est en pleine émergence, mais elle n’est pas reconnue par les autorités de la santé du Québec.

Estelle Servanin est atteinte d’une forme très sévère d’hypersensibilité environnementale. Elle a des réactions excessives – qui s’apparent à des allergies – à des contaminants de toutes sortes, comme les moisissures, les parfums, les cigarettes et l’exposition au rayonnement électromagnétique.

Considérée comme un cas extrême, Estelle Servanin est confinée chez elle depuis trois ans. Elle ne peut pas travailler et reçoit des prestations de l’aide sociale. « Dans la mesure où je continue à être exposée, je suis de plus en plus malade », dit-elle.

Pour elle, la seule manière d’aller mieux, c’est d’éviter le contact avec ce qui la rend malade. Pour l’aider, deux médecins, dont un rhumatologue et le Dr Louis Jacques, médecin à la direction de la santé publique, lui ont prescrit des équipements :

un purificateur d’air pour contrer les polluants chimiques;
une peinture spéciale pour les murs;
un lit, un matelas et des rideaux spéciaux pour éviter les champs électromagnétiques.

Chez un certain nombre de patients, on a observé que la réduction à l’exposition avait réduit ou même fait disparaître les symptômes. Mais Estelle Servanin ne peut débourser les 9000 $ que coûtent les équipements prescrits.
Selon une enquête de Santé Canada, l’hypersensibilité environnementale toucherait 3 % de Canadiens.

Le Québec fait bande à part

Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale refusent de lui payer, car au Québec, l’hypersensibilité environnementale n’est pas reconnue comme une maladie. Pourtant, en Nouvelle-Écosse et en Ontario, l’hypersensibilité environnementale est reconnue comme telle et elle est prise en charge par le système de santé.

« C’est reconnu ailleurs au Canada. C’est comme si on franchissait la frontière, et cette maladie-là n’existait pas », se désole Estelle Servanin.

Mme Serevanin doit donc se battre non seulement contre l’environnement, mais aussi contre le gouvernement. Elle a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne.

« Ça va être un précédent qui risque de faire jurisprudence et qui va obliger le gouvernement à adapter ses services. Quand ces services-là sont déjà offerts dans d’autres provinces, ça va devenir très gênant de ne pas les avoir au Québec. » — Michel Bélanger, avocat

La Commission des droits de la personne a accepté la plainte de Mme Servanin et fera prochainement enquête. Mais entre-temps, le 12 février dernier, le cabinet de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique a réitéré le refus du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale de donner suite à sa demande d’équipements.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de La Facture

> Visionner le reportage de l’émission La Facture en ligne sur le site Tou.tv

Ou sur le site de Radio-Canada

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