Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Québec réitère sa confiance en Hydro-Québec

3 février 2015 – Source : Journal Le Devoir

Les récentes démissions survenues chez Hydro-Québec, dont celle de son grand patron Thierry Vandal, ne cachent pas une confiance déficiente du gouvernement envers la société d’État, affirme le premier ministre Philippe Couillard.

S’il a refusé de s’étendre sur les raisons entourant le départ de M. Vandal, le premier ministre a estimé mardi que les départs au sein de la haute direction d’Hydro-Québec étaient des «changements» qui surviennent dans la vie d’une entreprise.

«Voilà le moment venu pour ces personnes de faire autre chose. On leur souhaite bonne chance», a-t-il dit en marge d’une annonce à Montréal.

Vendredi dernier, M. Vandal a annoncé qu’il quittait son poste de président-directeur général de la société d’État, près d’une décennie après avoir été nommé à sa tête — et deux ans avant la fin de son mandat.

De plus, la vice-présidente exécutive aux affaires corporatives et secrétaire générale d’Hydro-Québec, Marie-José Nadeau, a récemment annoncé qu’elle prendrait sa retraite en mai, alors qu’un gestionnaire associé au projet des compteurs intelligents, Georges Abiad, a quitté la société d’État.

Dossiers controversés

Réitérant sa confiance à l’endroit de la haute direction d’Hydro-Québec, M. Couillard a martelé que certains dossiers controversés comme le déploiement des compteurs intelligents et les importants surplus générés par la filière éolienne n’avaient rien à voir avec ces démissions.

«C’est à Hydro-Québec de gérer cela [les compteurs intelligents], s’est-il contenté de dire. C’est à eux de veiller que le déploiement se fasse adéquatement pour leurs clients.»

Malgré les importants surplus générés par la filière éolienne, Québec veut assurer la pérennité de cette industrie, et ce, même si un rapport de la Commission des enjeux énergétiques suggère le contraire.

«C’est une bonne nouvelle [les surplus] pour le Québec, a dit M. Couillard. Les bras me tombent quand j’entends parler d’un problème de surplus d’électricité. On s’en sert pour exporter et attirer des entreprises chez nous.»

Déposé à l’hiver 2014, ce document de la Commission suggérait également la réduction du développement de l’hydroélectricité et soulignait que la poursuite des investissements dans ces deux secteurs pourrait faire perdre plusieurs milliards à la province.

L’opposition péquiste a de son côté demandé à ce que MM. Vandal et Abiad ainsi que Mme Nadeau soient entendus en commission parlementaire à l’Assemblée nationale afin d’expliquer leur décision.

Son porte-parole en matière d’énergie et de ressources, Bernard Drainville, a estimé que trois démissions en «quelques jours» à des postes stratégiques n’étaient pas une «situation courante».

Le député de la circonscription de Marie-Victorin a également rappelé qu’en décembre dernier, le patron de l’Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière, avait laissé entendre que son organisation s’intéressait à certains contrats de la société d’État

«Les parlementaires doivent en savoir plus sur toutes ces questions, a souligné M. Drainville. Ces personnes doivent venir rendre compte de leurs décisions avant leur départ. Elles en sont imputables.»

Investissement en capital de risque

Le premier ministre était de passage dans la métropole pour annoncer une bonification de 65 millions du fonds de capital de risque en démarrage Anges Québec, dont la capitalisation atteindra 85 millions.

La contribution totale de Québec, incluant celle effectuée par Investissement Québec, atteint 25 millions. La Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ allongent respectivement 25 millions et 15 millions.

M. Couillard s’est par ailleurs défendu de ne pas en faire assez pour stimuler la création d’emplois, alors qu’il avait promis, en campagne électorale, la création de 250 000 postes sur cinq ans.

En décembre, l’économie québécoise a perdu 6700 postes, puisque les 16 900 emplois à temps plein créés ont été contrebalancés par la perte de 23 600 emplois à temps partiel.

«La tendance s’est inversée dans la dernière partie de l’année, où plus d’emplois à temps plein ont été créés en novembre et en décembre», a dit le premier ministre, qui refuse d’abaisser sa cible de 250 000 emplois sur cinq ans.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal Le Devoir

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