Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Où s’en va Hydro-Québec ?

3 février 2015 – Source : Journal de Montréal

Le gouvernement Couillard déposera d’ici quelques mois un nouveau plan stratégique en matière d’énergie qui s’étalera sur 10 ans. Il aura besoin d’un nouvel allié solide chez Hydro-Québec pour mener à bien sa stratégie. De toute évidence, l’heureux élu n’est pas Thierry Vandal.

Nouveaux défis

Avec ce nouveau plan stratégique qui arrive, le nouveau PDG aura du pain sur la planche. Il y a 10 ans, Thierry Vandal arrivait à une période de grands développements chez Hydro-Québec. La réalité a aujourd’hui changé du tout au tout.

La nouvelle direction devra composer avec un surplus d’électricité, vendue parfois à perte au Vermont.

L’Ontario est intéressée à en acheter, mais elle ne veut pas se commettre avec des contrats à long terme. Terre-Neuve aura aussi bientôt sa ligne sous-marine pour nous faire concurrence.

Le travail d’Hydro-Québec sera désormais axé sur la commercialisation et la vente de l’énergie déjà produite, plutôt que sur la production de nouvelle électricité. Un gros changement, quand on pense que l’entreprise s’est habituée à construire barrage après barrage depuis des décennies.

Le gouvernement Couillard voudra utiliser ces surplus d’énergie pour attirer des investissements au Québec.

Pour faire venir chez nous des industries énergivores qui créeront des emplois. Mais le risque est de politiser encore davantage Hydro-Québec, et de rendre la vie de sa direction encore plus difficile.

Interventions politiques

Le mandat de Thierry Vandal a été ponctué d’interventions politiques qui lui ont souvent déplu. Souvent, on l’a forcé à prendre des décisions financièrement douteuses, tout en lui demandant de générer plus de profits. Si on continue d’avancer dans cette direction, le nouveau PDG devra avoir le cœur solide.

Il y a eu le projet de la Romaine qui produira de l’électricité à perte. Mais, à l’origine, le besoin d’énergie était réel et les Québécois s’étaient mobilisés contre la centrale au gaz du Suroît.

Le projet fut poussé par le gouvernement, et Hydro-Québec joua au serviteur.

Il y a eu la fermeture de Gentilly, une décision politique directement venue du bureau de Pauline Marois.

Et que dire de la filière éolienne! Les coûts de production élevés et des appels d’offres épouvantables ont complètement terni la réputation de cette industrie. Mais encore une fois, ce sont les gouvernements successifs qui ont poussé Hydro à acheter cette électricité.

La saga des compteurs

La nouvelle direction d’Hydro-Québec devra aussi mieux communiquer avec les citoyens. Le cas des compteurs supposément intelligents, par exemple, est loin d’être réglé. Jusqu’à maintenant, c’est un échec sur toute la ligne.

À ce jour, Hydro-Québec n’a toujours pas fourni de réponses satisfaisantes aux citoyens et aux économistes sur la validité de ce projet. Pourtant, plusieurs économistes pensent que le projet fera perdre des dizaines de millions à la société d’État et aux contribuables.

La nouvelle direction héritera de ce problème d’image, surtout maintenant que le responsable des compteurs a aussi démissionné. Son statut de monopole et la captivité de sa clientèle lui a souvent servi de prétexte pour mal informer ses clients. Une philosophie d’entreprise qui sera, elle aussi, à revoir.

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