Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Une pause salutaire

29 janvier 2015 – Source : Journal Le fil / Université Laval

Des chercheurs font la lumière sur un mécanisme qui prévient la multiplication de cellules porteuses de mutations

Des chercheurs de la Faculté de médecine viennent de jeter un nouvel éclairage sur un mécanisme cellulaire qui prévient la prolifération de cellules dont l’ADN est endommagé. Ce mécanisme permettrait la séquestration temporaire de certains ARN messagers impliqués dans la division cellulaire, le temps que l’ADN soit réparé, avancent-ils dans un récent numéro de la revue PLOS ONE.

C’est à la suite d’une observation fortuite que les chercheurs ont entrepris cette étude, signale le responsable de l’équipe, Edward Khandjian. «Nos travaux portent sur une protéine impliquée dans le syndrome du X fragile, une maladie qui cause un retard mental chez les enfants. Lors d’une expérience, nous devions exposer des cellules à un rayonnement UV-C (ultraviolet de type C) et nous avons eu la surprise de constater la formation de granules de stress dans le cytoplasme. Ce type de granules avait été signalé une seule fois en 1999 par une équipe de Boston, mais depuis personne n’en avait vus et les chercheurs avaient laissé tomber.»

C’est en bonne partie parce qu’ils ne cherchaient pas ces granules que les chercheurs de la Faculté de médecine les ont trouvés. «Lorsque des cellules sont exposées à la chaleur ou à un produit chimique oxydant, les granules de stress apparaissent après quelques minutes seulement, rappelle le professeur Khandjian. Dans notre cas, les granules sont apparus 12 heures après l’exposition aux UV-C. J’imagine que personne n’avait attendu aussi longtemps auparavant.»

Les observations de son équipe ont montré que la formation de ces granules coïncide avec la suspension du cycle de division cellulaire. Lorsque ces granules disparaissent, le cycle reprend. Les analyses biochimiques ont révélé que ces granules contiennent, entre autres, des ARN messagers. «Notre hypothèse est que certains de ces ARN sont impliqués dans la prolifération cellulaire. Pendant qu’ils se retrouvent dans ces granules, la division cellulaire est suspendue, ce qui laisse le temps à la cellule de réparer les dommages causés à l’ADN par les UV-C. Cette pause prévient la multiplication de cellules mutées», résume Edward Khandjian.

Outre son intérêt fondamental en biologie cellulaire, ce mécanisme pourrait servir à déterminer si certains stresseurs endommagent l’ADN, avance le chercheur. «On pourrait y avoir recours, par exemple, pour étudier l’effet de stresseurs comme les ondes produites par les lignes à haute tension, les téléphones cellulaires ou les compteurs intelligents. L’apparition de granules de stress indiquerait que l’ADN a subi des dommages.»

L’étude publiée dans PLOS ONE est signée par Mohamed Taha Moutaoufik, Rachid El Fatimy, Hassan Nassour, Cristina Gareau, Jérôme Lang, Robert Tanguay, Rachid Mazroui et Edouard Khandjian.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal Le fil / Université Laval

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