Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Einstein et les compteurs d’histoires

20 janvier 2015 – Source : Huffington Post Québec

On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ce texte. Raif Badawi, lui, a été condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans prison pour avoir blogué.

Réponse à la chronique d’Alain Dubuc «La folle bataille» publiée dans La Presse du 10 janvier 2015

Selon Albert Einstein, « le mystère est la source véritable de tout art et de toute science ». Malheureusement, quand nos élus et leurs serviteurs ne comprennent pas une réalité qui dérange, ils prétendent qu’elle n’existe pas et discréditent les sonneurs d’alerte. C’est le cas quand les autorités de santé publique affirment que les compteurs dits intelligents sont sans danger et qualifient de psychosomatiques les symptômes dont se plaignent certains citoyens et leurs médecins à la suite de l’installation de ces appareils.

Hydro-Québec et les autorités sanitaires ne citent que les émissions moyennes des milliers d’émissions de radiofréquences (RF) de type micro-ondes pulsées produites par les compteurs nouvelle génération. Elles font fi des pics d’émissions de haute densité ainsi que des hautes fréquences transitoires nocives qu’ils génèrent. Elles déforment la réalité pour mieux noyer le poisson, comme le faisait Procuste, « bandit de la mythologie grecque qui forçait ses victimes à s’allonger sur un lit et modifiait violemment leur taille pour que celle-ci corresponde à la taille du lit » (Wikipédia). Selon le chercheur australien Don Maisch, l’approche de Procuste est aussi celle des autorités internationales qui ne tiennent pas compte des effets non thermiques des RF pour justifier leurs lignes directrices désuètes sur l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM). Ces normes qui mettent la santé publique en danger avaient pourtant été qualifiées d’« inadéquates » et de « sérieusement imparfaites » en 1993 par trois agences fédérales américaines (EPA, FDA et NIOSH).

Les Australiens nous en apprennent beaucoup sur ce sujet sens dessus dessous qu’est l’électrosmog. Le neurochirurgien Gautam (Vini) Khurana, par exemple, rapporte qu’un peu partout dans le monde des milliers de gens qui passent plusieurs heures par jour à moins de trois mètres d’un compteur à RF sont les premiers à développer des symptômes d’intolérance aux CEM. Lire à ce propos l’étude récente d’une centaine de cas analysés par la médecin de famille australienne Frederica Lamech. Les symptômes les plus fréquemment rapportés – insomnie, maux de tête, acouphène, fatigue, troubles cognitifs, dysesthésies (sensations anormales) et étourdissements – « se chevauchent presque entièrement » avec ceux rapportés dans plus de 2 300 études sur les effets biologiques des expositions RF citées en 1971-1972 par le chercheur de la Marine américaine Zorach Glaser, Ph.D. Les militaires savent très bien depuis au moins les années 1940 que les faibles expositions chroniques aux micro-ondes déclenchent les symptômes associés au syndrome d’intolérance aux CEM (SICEM).

Outre les enfants, les personnes les plus vulnérables aux RF sont celles qui ont été surexposées à ces ondes émises par des antennes et autres appareils sans fil et dont le système nerveux a déjà été atteint, par exemple par un empoisonnement aux métaux lourds. D’ailleurs, tous les objets et implants métalliques (comme les amalgames dentaires au mercure) agissent comme une antenne captant ces ondes. L’oncologue français Dominique Belpomme, qui traite plus de 1000 patients atteints du SICEM, soupçonne que leur cerveau contient aussi un niveau anormalement élevé de magnétosomes, cristaux ferreux permettant de s’orienter par rapport au champ magnétique terrestre. Et rappelons-le, nous sommes tous plus ou moins électrosensibles, car nos cellules communiquent en produisant de l’électricité et réagissent aux CEM environnants.

Contrairement à ce qu’affirment les amis de l’industrie des télécoms, en général les humains – et animaux – qui sont affectés par les micro-ondes émises par les appareils sans fil ignoraient au préalable leurs dangers ou même qu’ils y étaient surexposés. L’effet nocebo (symptômes produits par une crainte d’effets nocifs) n’était certes pas en cause chez les quatre membres de la famille du Montréalais Pierre Lepage. Selon le témoignage qu’il a déposé en 2012 à la Régie de l’énergie, il était heureux qu’on installe six compteurs sans fil dans sa cuisine… car il n’aurait plus à remplir les cartes de relevé de sa consommation! Or, les quatre occupants de l’appartement ont tous souffert de symptômes du SICEM jusqu’à ce que M. Lepage apprenne qu’il pouvait les faire disparaître en bloquant les ondes émises par les compteurs en recouvrant leurs globes de verre de quatre couches de papier aluminium.

La Directive de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et des maladies liés aux CEM le confirme : le premier traitement pour éliminer ces symptômes est de réduire son exposition aux radiofréquences. Il est grand temps que ceux que nous payons pour protéger la santé publique enquêtent sur cette évidence qui n’a rien de bien mystérieux.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du journal Huffington Post Québec

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