Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Hydro-Québec le gun sur la tempe

6 janvier 2015 – Source : Journal La Métropole

Je ne sais plus trop ce qui se passe à la société d’État, mais son comportement me fait penser aux méthodes des gangsters, avec au menu extorsions de fortes sommes d’argent et fusil sur la tempe si tu ne comprends pas le message.

La question des compteurs intelligents est en train de faire bondir les usagers qui reçoivent des factures inconsidérées qui n’ont rien à voir avec leur consommation antérieure d’énergie. Ça va même au double par rapport à l’année précédente. Ensuite des voix nombreuses se font entendre pour mentionner qu’on éprouve des problèmes de santé avec des symptômes jamais vus auparavant.

À telle enseigne qu’on souhaite se débarrasser à jamais de ces bidules, émetteurs de champ magnétiques, aux conséquences négatives tant pour le portefeuille que pour la santé publique. Hydro-Québec a beau vouloir se défendre en se drapant des meilleures intentions du monde, rien qu’à voir sa façon de menacer la clientèle n’augure rien de bon.

TU PRENDS LE COMPTEUR SINON ON T’ÉTRIPE

Ce que je digère très mal, c’est l’attitude mafieuse d’Hydro-Québec qui, en cas d’opposition à l’installation de ces compteurs maléfiques, ne vous donne pas d’autre choix que de vous punir avec une première pénalité annuelle de 310$ puis de 204$ pour chaque année suivante. Donc, sur une période de cinq ans mettons, vous aurez payé 922$. C’est de l’argent en pas pour rire. Qu’on va extorquer à de pauvres travailleurs qui gagnent leur croûton de peine et de misère.

Des « shylocks », ou si vous aimez mieux des prêteurs usuraires, ne font pas mieux. Et si tu fais semblant d’accepter de payer pour obtenir l’ancien compteur mais qu’en cours de route tu te rebiffes et que tu ne veuilles plus rien savoir de ces maudites pénalités, sachez qu’un quelconque refus de payer risque de conduire à l’interruption de service dès que le montant se mettra à grimper. T’as pas le choix, ce sont eux qui ont le bon bout du bâton.

UN RECOURS COLLECTIF CONTRE HYDRO?

Il y a eu des cas où le compteur étant dans la maison, un installateur s’est amené sans prévenir et ce, même en l’absence du maître de maison, pour s’infiltrer dans le domicile sans demander son reste. De l’authentique violation de domicile. Hier, notre nouvelle collaboratrice, Me Soraya Mostefaï, nous racontait qu’a son retour des vacances des Fêtes, son répondeur était envahi par des usagers en colère. Ça sent le recours collectif à plein nez.

Sans compter qu’un Me Jean-Pierre Ménard, la star du barreau en matière de défense des droits en santé, sera certainement tenté de se porter au secours de ceux qui éprouvent déjà des ennuis médicaux. Je vous invite à vous rendre sur le Web où, à la mention des compteurs intelligents, vous allez lire une foule de témoignages de mécontents ou d’anxieux, c’est selon, depuis qu’Hydro les forcent à vivre avec ces lecteurs, dont on se rend bien compte qu’on ne nous dit pas tout.

Et quand on sait à quel point les gouvernements ont des relations incestueuses avec le sombre monde des affaires, que ne ferait-on pas pour faire du fric sur le dos des pauvres gens? Même s’ils doivent le payer aux prix de leur vie. Ce sont ces recours collectifs que j’appelle de tous mes vœux, afin que les citoyens ne soient nullement pénalisés, ni dans leur budget, ni au plan de la santé. Il est temps que cette société d’État qui règne à plein comme monopole, soit remise à sa place. C’est urgent.

RÉPÉTONS-NOUS LA FUTURE CRISE DU VERGLAS?

Dans un autre domaine tout aussi peu glorieux d’Hydro-Québec, voici que dimanche les usagers d’Hydro-Québec ont senti un frisson les parcourir, au propre comme au figuré, avec l’interruption de service pour 150 000 abonnés, principalement sur l’île de Montréal et en Montérégie, pour cause de verglas. Pourtant la pluie verglaçante n’avait duré que quelques heures que déjà paf, le système s’est effondré, suffisamment pour priver de courant un joli paquet de monde.

Vous rappelez-vous au lendemain de la mémorable crise du verglas en 1998? André Cayer, alors président d’Hydro-Québec, avait juré sur ses grands dieux qu’on ne reverrait plus de drame semblable, puisque le réseau avait été « fortifié ». Nous aurait-t-on encore bourrés comme une pipe? Imaginez si depuis dimanche le verglas n’avait cessé de pleuvoir et ce, pour une semaine durant. Je vous garantis qu’on aurait revécu ce qui s’est passé. Moi, tout ce qui vient d’Hydro, je m’en méfie comme de la peste.

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L’AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DU PORTAIL DU GRAND MONTRÉAL LAMETROPOLE.COM

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal La Métropole

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