Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Routeur installé sans le consentement de citoyens d’Asbestos : Hydro-Québec fait marche arrière

23 décembre 2014 – Source : Radio-Canada

Trois mois après l’installation d’un routeur sur son terrain, sans sa permission, un couple d’Asbestos a finalement eu gain de cause. Hydro-Québec a retiré l’appareil la semaine dernière.

C’est une victoire pour Ginette Julien-Gagné et Michel Gagné, qui ont déployé beaucoup d’énergie pour démontrer que la société d’État avait tort d’installer ce routeur sur leur propriété.

« Nos analyses démontrent que le poteau sur lequel est installé le routeur se trouve sur votre terrain et n’est pas touché par une servitude envers Hydro-Québec. » — Extrait de la lettre envoyée par Hydro-Québec à Ginette Julien-Gagné

Ginette Julien-Gagné est soulagée qu’Hydro-Québec retire le routeur. « J’étais très heureuse. J’avais tellement hâte qu’ils l’enlèvent. Ils l’ont installé le 17 septembre », raconte-t-elle.

La résidente d’Asbestos affirme qu’elle a éprouvé des ennuis de santé peu de temps après l’installation du dispositif qui permet de recevoir et de retransmettre les données provenant des compteurs intelligents des environs. Serrements à la gorge, maux de tête, insomnie, bourdonnement dans les oreilles sont au nombre des symptômes qu’elle dit ressentir.

La bataille pour faire enlever le routeur a été difficile. « J’ai envoyé beaucoup d’avis, de lettres. On m’a balancé d’un préposé à l’autre », raconte Mme Julien-Gagné. Elle a dû, entre autres, prouver qu’Hydro-Québec n’avait pas de servitude sur son terrain. « J’ai dû aller au registre foncier, que je contacte le notaire. C’est sûr que ça implique beaucoup de démarches. »

Au départ, la société d’État soutenait que le routeur était nstallé sur ses propres équipements se trouvant à l’intérieur d’une emprise publique. C’est faux, selon un notaire qui a fait la vérification et dont une attestation écrite a été transmise à Hydro-Québec.

Démarches dispendieuses

Ces démarches qui lui ont coûté plusieurs centaines de dollars et ont pris beaucoup de temps. « Je trouve qu’ils n’avaient pas le droit de venir ici, installer ça sans notre permission. Je n’ai pas à vivre ça parce que c’est un emplacement idéal. Pour moi, c’est un milieu de vie serein et je veux que ça reste comme ça », se défend-elle.

Hydro-Québec reconnaît que l’installation du routeur à cet endroit était une erreur, mais elle soutient qu’il s’agit d’un cas d’exception. « Nous avons reçu quelques plaintes. On parle de moins d’une dizaine pour nous signifier qu’un routeur pouvait ne pas être placé au bon endroit. Dans les autres cas qui nous concernent, Hydro-Québec ne déplacera pas le routeur ou autre équipement de télécommunications parce que nous étions tout à fait légitimés d’installer l’équipement », soutient le porte-parole d’Hydro-Québec, Patrice Lavoie.

En 2018, Hydro-Québec aura installé près de 15 000 routeurs au Québec. La société d’État affirme que les radiofréquences émises par ses équipements n’ont aucun effet sur la santé. « On parle de normes de puissance, d’émissions qui sont de 120 000 à 150 000 fois en deçà des limites établies par Santé Canada », affirme M. Lavoie.

Depuis le retrait du routeur, Ginette Julien-Gagné affirme que ses symptômes ont disparu, à l’exception des acouphènes. Son conjoint et elle estiment que les citoyens doivent être vigilants.

Le couple envisage d’envoyer une mise en demeure à Hydro-Québec sous peu afin d’être dédommagé.

> Lire la nouvelle en ligne sur le site de Radio-Canada

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