Lévis Refuse

Lévis Refuse les compteurs intelligents d'Hydro-Québec

Québec passe l’aspirateur sur les surplus d’Hydro

1er décembre 2014 – Source : Journal de Montréal

Le gouvernement Couillard vient d’introduire un projet de loi qui lui permettra de toucher directement les trop-perçus réalisés par Hydro-Québec au lieu de permettre à la société d’État de diminuer la facture des consommateurs.

En 2013, ces excédents réalisés par Hydro-Québec au-delà des augmentations de tarifs autorisés par la Régie de l’énergie ont été de 270 millions de dollars, pour plus de 1,2 milliard $ au cours des six dernières années.

Ces surplus s’en iront maintenant renflouer les coffres de l’État.

«La Régie avait annoncé un plan de partage. On ne peut plus compter là-dessus pour réduire éventuellement les tarifs d’électricité aux consommateurs », s’offusque Marc-Olivier Moisans-Plante de l’Union des consommateurs.

L’article 21 du projet de loi 28 déposée la semaine dernière au feuilleton de l’Assemblée nationale est on ne peut plus clair: Si «les revenus requis établis par la Régie» sont supérieurs à ce qui était prévu, l’excédent ne pourra «être pris en considération pour fixer ou modifier les tarifs pour toute année tarifaire subséquente».

Équilibre budgétaire

Au Québec avec Gaz Métro et en Amérique du Nord, les régies de l’énergie ou leur équivalent utilisent généralement les trop-perçus pour réduire éventuellement la facture des consommateurs.

Mais avec le projet de loi qui vient d’être déposé, le gouvernement repousse maintenant cet exercice pour Hydro-Québec jusqu’au « retour de l’équilibre budgétaire ».

Le plan de partage des excédents venait pourtant tout juste d’être mis de l’avant par une récente décision de la Régie de l’énergie.

«Finalement, ça veut dire que cette loi politise la façon d’établir les tarifs au Québec et incite Hydro-Québec à peser sur le crayon» résume de son côté le directeur exécutif de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité, Luc Boulanger. «C’en est fait de la prévisibilité des tarifs d’électricité au Québec pour l’industrie.»

Énergies coûteuses.

Par ailleurs, le projet de loi 28 permettra au gouvernement d’imposer aux consommateurs des énergies plus coûteuses, comme les parcs éoliens, les petites centrales, les centrales de cogénération des usines de pâtes et papier et la centrale au gaz de Trans-Canada à Bécancour. Des énergies dont ils n’ont pas besoin pour satisfaire leurs besoins.

Les trois derniers gouvernements avaient procédé par décret pour imposer ces énergies dont le coût moyen de production est de 10,6 cents le kWh, donc trois fois plus coûteuses, que l’énergie produite par les centrales hydro-électriques de la société d’État.

«Ce sont les consommateurs américains qui vont bénéficier de toute la manœuvre», soutient pour sa part M. Moisans-Plante.

«La clientèle québécoise achète de l’électricité à gros prix à 10 cents le kWh et les consommateurs américains vont bénéficier des exportations d’Hydro-Québec à 4 sous le kWh. La différence dans le fond, c’est la clientèle québécoise qui l’éponge avec des hausses de tarifs. »

> Lire la nouvelle en ligne sur le site du Journal de Montréal

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